Retour sur la Matinale « Industrie du futur : un défi technologique et humain », 6 nov 2020

Retour sur la Matinale « Industrie du futur : un défi technologique et humain », 6 nov 2020

Pour cette édition 2020 de la Connected WeekArts et Métiers et Polytech Angers se sont associés à We Network et au Collectif Industrie du futur Pays de la Loire (réunissant outre We Network l’ARACT, l’IRT Jules Verne, Images & Réseaux) pour proposer un événement, 100% en distanciel, à près de 100 professionnels de l’industrie et de l’enseignement supérieur, intéressés par les actuelles mutations technologiques et digitales de l’entreprise.

 

Le défi technologique : intégrer les avancées de l’Industrie 4.0 pour le Made in France

 

1er temps de cette matinale, le projet Symbiose, usine 4.0 dont la construction par Lacroix Electronics à Beaupreau vient tout juste de démarrer, était présenté par Emmanuelle Landru, directrice de site, pour illustrer les enjeux d’une transformation globale d’une entreprise industrielle. Ce projet de nouvelle usine qui intègre à la fois des innovations industrielles, environnementales et sociales, nécessite en amont un travail sur la vision industrielle impliquant une véritable transformation organisationnelle de l’existant et une très forte implication de tous les acteurs internes – au premier rang desquels les salariés – et externes. De nombreuses solutions technologiques seront développées et intégrées dans ce nouveau site : simulations, digitalisation, 5G, cobotique…

En savoir plus : https://www.lacroix-electronics.fr/entreprise/implantations/symbiose-lusine-electronique-du-futur-en-france/

Le saviez-vous ?

« L’industrie du futur est une réponse à plusieurs transitions simultanées : énergétique, écologique, numérique, organisationnelle et sociétale. Chacune de ces transitions fait appel à de nombreuses nouvelles technologies ou modes d’organisation arrivant à maturité, en cours de développement ou à concevoir » selon la Fédération des Industries Mécaniques (FIM)

Les avancées de la cobotique, contraction de « collaboration » et « robotique » ont ensuite été illustrées par Nicolas Delanoue (Polytech Angers – Laris) et Nicolas Pouclet (Proxinnov). Cette approche s’intègre dans l’évolution des besoins des industries, apportant plus de flexibilité, de sécurité, de productivité pour des petites séries dans des marchés changeant rapidement, et moins de pénibilité pour les collaborateurs. Ces technologies trouvent des applications dans de nombreuses situations et secteurs d’activités, en complémentarité de la robotique.

En savoir plus : https://www.proxinnov.com/

Images : Proxinnov.com

 

Parmi les technologies de rupture de l’industrie 4.0, la fabrication additive métal est actuellement en plein essor, sur des cas d’usage de plus en plus nombreux. Présentée par Imade Koutiri (Arts et Métiers) et David Mellé (Safran), cette « impression 3D métal », à partir de poudres métalliques, permet d’envisager des approches nouvelles en termes de design et conception/fabrication de pièces. Au sein du groupe Safran, des pièces mécaniques issues de cette technologie sont d’ores et déjà produites et commercialisées, encourageant l’équipementier à poursuivre d’importants travaux de Recherche pour fiabiliser et maîtriser ce procédé.

En savoir plus : https://www.safran-group.com/fr/media/la-fabrication-additive-fait-forte-impression-20170216

https://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/la-france-structure-le-secteur-de-limpression-3d-metal-69796/

Images : Safran-groupe.com

 

 

 

Le défi humain : impliquer les équipes dans la transformation des métiers et des compétences

 

Au-delà des enjeux technologiques, les enjeux humains et notamment la formation et la gestion des compétences sont essentiels et nécessitent d’être anticipés par les entreprises. Lacroix Electronics déploie son projet de façon collaborative en intégrant la qualité de vie au travail, mettant ainsi l’humain et l’organisation au cœur de sa réflexion. Nicolas Pouclet (Proxinnov) insiste sur le fait qu’il est indispensable d’accompagner les collaborateurs à l’intégration et l’utilisation de systèmes cobotiques, en associant théorie et pratique. Pour développer les expertises et permettre le nécessaire décloisonnement des métiers, le groupe Safran répond au défi en créant un campus dédié à la fabrication additive métal.

Dans ce contexte de forte évolution, le Collectif Industrie du Futur des Pays de la Loire (qui réunit l’ARACT, l’IRT Jules Verne, Images & Réseaux et We Network) a mené une étude sur l’évolution des métiers et des compétences de l’usine du futur. Six tendances de l’industrie 4.0 ressortent de cette étude : l’adoption du BIM (modélisation des informations), la performance énergétique, l’Internet des objets IoT, le big data, la fabrication additive et la gestion du cycle de vie.

Les écoles d’ingénieurs intègrent dès à présent dans leurs programmes de formation ces différentes thématiques. Ainsi, l’industrie 4.0 devient une réalité concrète dans un nombre croissant d’environnements de production. Sébastien Rospide, directeur de We Network, qui concluait la première séquence de la matinale, souligne les gains de compétitivité de l’industrie française, en progression dans un contexte mondial fortement tendu et évolutif.

Retrouvez ici l’étude complète sur les métiers et compétences de l’industrie du futur